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SYMBOLES
Le drapeau Français

L'Histoire
La loi du 27 pluviôse an II (15 février 1794) fait du drapeau tricolore le
pavillon national, en précisant, sur les recommandations du peintre David, que
le bleu devait être attaché à la hampe.
Le drapeau français aujourd'hui
Les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2) ont fait
du drapeau tricolore l'emblème national de la République.

La devise de la République
Française
LIBERTÉ
- ÉGALITÉ - FRATERNITÉ
Héritage du siècle des Lumières, la devise " Liberté,
Egalité, Fraternité " est invoquée pour la première fois lors de la Révolution
française. Souvent remise en cause, elle finit par s’imposer sous la IIIème
République. Elle est inscrite dans la constitution de 1958 et fait aujourd’hui
partie de notre patrimoine national.

Associées par Fénelon à la fin du XVIIème siècle, les
notions de liberté, d'égalité et de fraternité sont plus largement répandues au
siècle des Lumières.
Lors de la Révolution française, " Liberté, Egalité,
Fraternité " fait partie des nombreuses devises invoquées. Dans un discours sur
l'organisation des gardes nationales, Robespierre préconise, en décembre 1790,
que les mots "Le Peuple Français" et "Liberté, Egalité, Fraternité" soient
inscrits sur les uniformes et sur les drapeaux, mais son projet n’est pas
adopté.
A partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par
les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leurs maisons les
mots suivants : "unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la
mort". Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule,
trop associée à la Terreur...
La devise est réinscrite sur le fronton des édifices publics à l'occasion de
la célébration du 14 juillet 1880. Elle figure dans les constitutions de 1946 et
1958 et fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national.

Hymne National LA MARSEILLAISE
A l'origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la
liberté, la Marseillaise s'est imposée progressivement comme un hymne national.
Elle accompagne aujourd'hui la plupart des manifestations officielles.
L'histoire
En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l'Autriche, un officier
français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle compose, dans la nuit du 25 au
26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le "Chant de guerre pour l'armée
du Rhin".
Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l'insurrection
des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu'il est déclaré chant
national le 14 juillet 1795.
En septembre 1944, une circulaire du ministère de
l'Education nationale préconise de faire chanter la Marseillaise dans les écoles
pour "célébrer notre libération et nos martyrs".
Le caractère d'hymne national est à nouveau affirmé dans les constitutions de
1946 et de 1958 (article 2).
Les paroles
1er couplet
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes !
Refrain
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
2 couplet
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
3 couplet
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
4 couplet
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !
5 couplet
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
6 couplet
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
7 couplet
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

Le sceau de la République

Un arrêté du 8 septembre 1848 définit le
sceau de la IIème République, encore utilisé de nos jours. Le graveur des
monnaies, Jean-Jacques Barré, exécute le nouveau sceau de l'Etat sans respecter
exactement les termes du décret, notamment l'emplacement des inscriptions. Une
femme assise, effigie de la Liberté, tient de la main droite un faisceau de
licteur et de la main gauche un gouvernail sur lequel figure un coq gaulois, la
patte sur un globe. Une urne portant les initiales SU rappelle la grande
innovation que fut l'adoption du suffrage universel direct en 1848. Aux pieds de
la Liberté, se trouvent des attributs des beaux arts et de l'agriculture.
Le sceau porte comme inscription "République française démocratique une et
indivisible" sur la face et au dos deux formules "Au nom du peuple français" et
"Egalité, fraternité, liberté".
Les IIIème, IVème et Vème République ont repris le même
sceau. Sous la IVème République, il semble que seule la Constitution ait été
scellée. Depuis 1958, la Constitution et certaines des lois constitutionnelles
qui la modifient ont fait l'objet d'une mise en forme solennelle, avec sceau de
cire jaune pendant sur un ruban de soie tricolore.
La presse servant à établir le sceau est conservée dans
le bureau du ministre de la justice qui porte toujours le titre de "garde des
sceaux".

Emblème et armoiries de la
République
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Grandes armes de la République
Française |
Emblème de la République Française |

Marianne
Bien que la Constitution de 1958 ait privilégié le
drapeau tricolore comme emblème national, Marianne incarne aussi la République
Française.
Symbole de liberté, le bonnet phrygien était porté par
les esclaves affranchis en Grèce et à Rome. Un bonnet de ce type coiffait aussi
les marins et les galériens de la Méditerranée et aurait été repris par les
révolutionnaires venus du Midi.
Sous la IIIème République, les statues et surtout les
bustes de Marianne se multiplient, en particulier dans les mairies.
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La Marianne de la salle du Conseil
Municipal de Valmanya
Façon bronze et bronze doré |

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